29.09.2008
One year after
La vie offre toujours deux pentes. On grimpe ou on se laisse glisser.
Pierre Hebey
Ecrit il y a un mois...
Je vais bien le faire ce bilan que je repousse chaque jour, dans l’espoir de le voir se parer de positif, un peu, pour changer...
En fait, ca ne sert a rien. Ca ne changera pas.
Pas maintenant.
Pas comme ca.
On grimpe, ou on se laisse glisser...
A ce compte la, c’est de la chute libre...
Un an, ca passe vite.
Tres vite.
Il y a un an, je terminais mon stage avec Aurel.
J’ai adore ce stage. Meme si je n’etais pas payee, et que je dependais grandement de Matheu, et meme si la demie annee passee avec lui etait loin d’etre ce que j’avais espere, j’ai beaucoup aime ce que nous avons construit avec Aurel.
Avec le recul, nous aurions pu faire mieux, plus vite. En fait, non, c’est tres bien comme ca, et le projet a abouti, le bebe est sorti de nos ordinateur pour vivre sa vie.
C’est la plus belle des recompenses.
Il y a un an, j’etais a Grenoble, pour suivre Matheu pendant son mois francais. Je n’avais pas aime ce mois de juillet, juste a cause d’un incident repare depuis. Un incident qui a eu de nombreuses repercussions, tres negatives. Qui a fait tellement de mal. Pourquoi? Je ne sais meme pas.
Il y a un an, je balisais de devoir rentrer en france pour 4 longs mois de cours. Je ne savais pas ce qu’il allait advenir de mon histoire. Je ne voulais pas affronter l’hiver, la solitude (je ne sais vraiment pas vivre seule), le retour a la realite.
Il y a un an, je me suis tout repris dans la figure.
La realite. Ce qu’est devenu ma parfaite petite vie de famille.
Et je l’ai mal vecu.
C’est a ce moment la que je me suis rendue compte que je vivais dans une bulle sur l’ile, et que cette bulle m’avait protegee pendant l’enchainement de drames et de claques.
Pendant 4 mois, j’ai ete toute nue face a ca.
J’ai completement pete les plombs, plonge la tete la premiere dans un gouffre, et je peine a m’en sortir. J’ai fait du mal a beaucoup de personnes qui comptent pour moi. On dit que le temps fait tout passer. J’y crois, j’ai confiance, et je la perds, pour retrouver mon optimisme qui redisparait deux secondes apres.
Il y a des jours, j’ai l’impression que la situation a evolue, que nous arrivons au bout du tunnel, au bout des problemes, des prises de tete inutiles... Et d’autres jours ou c’est de la poudre aux yeux, du facke. Les montagnes russes, comme toujours...
En un an, je suis passee du statut d’etudiante a celui de diplomee en recherche d’emplois. Et ca craint. Je deteste ce nouveau statut. je deteste ne pas trouver ma voie. J’ai l’impression que cette ecole m’a apporte plein de trucs, y compris un epais brouillard sur ma vocation. Aucune idee. Je ne trouve rien. Ca me deprime. Et je ne peux pas continuer mes etudes, parce que je n’ai plus de parents derriere moi pour me soutenir dans cette voie. Je dois gagner ma vie...
L’ecole est terminee. Le premier jour, on nous avait dit “vous verrez, ca passe vite”. Ils avaient raison. Ca passe tres tres vite. Diplome obtenu, avec une note raisonable (ou excellente selon la tahitienne). Pas celle que j’aurais du / pu faire. Elle reste tout de meme pas mal. Diplome meme pas fete. Tant pis, je le ferai avec mon pere a mon retour en France...
Bilan en montagne russe, un peu comme tous les ans. La stabilite n’est pas encore une donnee integree dans ma vie.
Et demain, on parle de ma memoire! Tout un poeme...
08:00 Publié dans Questions Existentielles | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, blair waldorf, apple of my eye, bilan
31.05.2008
N'a pas encore sonne
4 ans d’ecole.
Ils se terminent dans moins de trois semaines.
Avec un petit diplome a la clef (oui, y a pas de raison).
Hier soir, on a papote d’un mec de mon ecole que je deteste pour tout plein de raisons, entre autre parce que cette capacite qu’il a a toujours tourner la situation a son avantage, a se servir des gens sans probleme de conscience m'exaspère et me fait douter de la justice de la vie. Parce qu’au fond, il me montre que bosser proprement, toujours bien, se stresser, ca ne sert a rien. Au final, deux trois mots suffisent pour s’en sortir, et obtenir mieux que les autres, sans stress, sans travail... sans complication.
Et hier soir, je me suis demande si tout cela valait la peine, si au final le resultat etait a la hauteur de mes esperances.
La reponse est non...
Ca me fait encore plus mal.
Je suis arrivee a l’ecole a 17 ans. J’avais besoin d’air, je quittais ce monde lyceen, ou ceux que je croyais etre mes meilleurs amis m’avaient decus. Je n’emportais rien de cette vie, et je me voyais faire de grandes choses, toutes neuves.
Des les premiers jours, j’ai rencontre plein de nouvelles tetes, je me suis fait des amis, qui comptent beaucoup pour moi, avec qui j’ai beaucoup appris, avec qui je me sens bien, et je n’ai pas peur d’assumer ce que je suis (une blonde quoi!).
Que va t-il rester apres l’ecole? Biensur, on se dit qu’on va se revoir, dans des lieux magiques, rien a voir avec le salon de the lyonnais, que les papottages seront toujours les memes, que nos liens resteront intacts.
Chacun sera pris dans sa vie, et les copains/amis de l’ecole relayes au second plan.
Ca m’a saute aux yeux... Quand je suis partie pour Singapore la premiere fois. La seule personne avec qui je parlais tous les jours etait ma colloc en Allemagne, parce que nous vivions la meme chose (cote depart, relation parents, amouuuur...) et mon meilleur ami (et heureusement qu’il etait la) (on s’etait “rencontre” a peine un mois avant le depart en semestre). Quasiment rien avec ceux qui etaient restes, rien avec ceux qui me parlaient tous les jours a l’ecole. Parce que la vie etait trop prenante, pas le temps, pas l’envie.
Faut pas me faire croire que la fin de l’ecole va etre differente qu’un depart en semestre... Et c’est bien triste quand meme.
Des les premiers cours, je me suis liee avec un professeur de l’ECE. Mon prof, THE prof. Celui qui m’ennerve, celui qui me comprend, celui qui me conseille, celui qui me dispute quand je depasse les bornes, celui que je respecte et que j’ecoute.
Idem, mon depart a espace nos contacts, jusqu’a ne plus en avoir. Je trouve ca super triste...
Je ne sais pas pourquoi mon bilan est si noir depuis hier soir. La fatigue sans doute. Et le raz le bol de ce stage. Bientot termine, encore une semaine! Et c’est tout! Je ne verrais plus ce debile qui me sert de patron... et qui me rappelle l'ancien amant de ma mere.
De toute facon, l’heure du bilan n’a pas sonne, il reste encore l’ecrit de strat et l’oral du memoire.
D’ailleurs, je m’y remets!
08:16 Publié dans Questions Existentielles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, fin des etudes, ecole, commerce, bilan, faire le point, soleil!



